Christiane SINGER : Extrait: Où cours-tu? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi? — @AnneBonnin

ᴄʀᴇᴅɪᴛ ᴘʜᴏᴛᴏ 📷 Shire777 de Pixabay

L’amour est ce qui reste quand il ne reste plus rien…

Mais à trop parler de lumière, nous risquerions de créer de l’ombre. Nous ne sommes pas ici des marchands d’illusions, je ne crains rien de plus que les illusions et les idéalismes, je sais que les cultes de pureté créent l’enfer, et que les idéologies qui placent d’un côté les belles âmes et de l’autre les monstres ont vite fait de construire leurs goulags, de lâcher leurs démons. Nous ne sommes pas là pour nous bercer les uns les autres, mais pour nous réveiller ensemble, pour réveiller en nous la Mémoire endormie de l’Alliance fondatrice de notre être, nous demander comment accéder de neuf à ce qui est.

L’amour décor, l’amour qui embellit les apparences, qui recouvre ce qui n’est pas présentable – le ravalement in extremis de la façade sociale – n’est pas de l’amour. L’«amour» ou ce que nous croyons être l’amour, avant que n’ait eu lieu l’empoignade, la friction, le corps à corps avec la création, la lutte avec l’ange, la confrontation avec l’ombre qui nous habite, cet amour-là n’est que le royaume de la mièvrerie.

Ce que j’appelle amour est entier dans cette phrase d’un rabbin rescapé d’un camp de la mort:

«La souffrance a tout calciné, tout consumé en moi, sauf l’amour.»

Si cette phrase nous atteint de plein fouet, c’est que nous sentons bien combien nous sommes loin des représentations, du décorum de l’âme. L’amour est ce qui reste quand il ne reste plus rien. Nous avons tous cette mémoire au fond de nous quand, au-delà de nos échecs, de nos séparations, des mots auxquels nous survivons, monte du fond de la nuit comme un chant à peine audible, l’assurance qu’au-delà des désastres de nos biographies, qu’au-delà même de la joie, de la peine, de la naissance et de la mort, il existe un espace que rien ne menace, que rien jamais n’a menacé et qui n’encourt aucun risque de destruction, un espace intact, celui de l’amour qui a fondé notre être.

Christiane SINGER
Où cours-tu? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi?, pp. 62-63

SOURCE DE CETTE PUBLICATION: @AnneBonnin

Chères lectrices, chers lecteurs, Prenez avis que ce texte a été publié pour l’intérêt informatif qu’il représente en lien avec le thème abordé sur ce blog. Bien que je sois vigilante quant à la crédibilité de sa source, votre discernement doit prévaloir en tout temps. Utilisez-le. Votre hôtesse, Andree Boulay.


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ᴜɴ ʙʟᴏɢ ᴅᴇᴅɪᴇ ᴀ ʟ’ᴀᴍᴏᴜʀ ᴅᴇ sᴏɪ

Image par john Ioannidis de Pixabay
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