DANIEL MEUROIS : LES MOTS DITS — @DanielMeurois

ᴄʀᴇᴅɪᴛ ᴘʜᴏᴛᴏ 📷 @DanielMeurois via Facebook

Une réflexion de Daniel Meurois

© Daniel Meurois

Amis lecteurs,

Je vous avoue avoir été un peu surpris par le grand intérêt suscité par mon dernier post relatif au langage, un thème pas nécessairement rassembleur par les temps qui courent. Cela a été vraiment une très agréable surprise.

Dans la ¨foulée¨ de cet échange d’idées et de réflexions, j’ai eu envie ce matin de vous proposer la lecture – ou la relecture – d’un texte que j’ai rédigé il y a déjà quelque années… Des lignes qui, je crois, s’inscrivent dans la même prise de conscience que les précédentes…

« Avez-vous déjà remarqué comme il est difficile de dire? Je veux dire… dire les vraies choses, comme elles se sont passées, comme elle se passent en ce moment et aussi, finalement, comme vous les vivez dans votre coeur.

» Je ne parle pas de Vérité car la Vérité est, à mon sens, un concept cosmique qui dépasse les humains que nous sommes. Non, je parle seulement du Vrai au quotidien, de celui qui est bien souvent piégé par les mots, ceux que l’on émet, que l’on transmet comme ceux que l’on reçoit.

» C’est ce Vrai-là qui est terrible à formuler et à capter…

» Pas simplement parce que chacun de nous a son propre univers intérieur avec son lexique personnel qui n’est pas nécessairement celui du voisin… mais parce que le Vrai au quotidien est parfois délicat à comprendre donc à accepter et qu’on préfère dès lors en faire fi. Instantanément, on sent qu’il touche un point qui nous met mal à l’aise ou même qui nous fait mal. Alors, on nie ce qu’on a entendu, ce qu’on a lu ou on déplore ce qu’on a estimé juste de dire ou d’écrire, exactement comme si quelque chose, dans ce qui a été exprimé ou reçu nous avait trahi ou avait approché l’espace qui, pour nous, n’était pas approchable.

» Les mots sont les enfants trop facilement maladroits des pensées tandis que les pensées naissent spontanément de l’incontournable dualité de l’incarnation. Dire que telle personne est belle n’est-ce pas affirmer implicitement que d’autres le sont moins ou encore qu’elles sont laides?

» Une opinion n’est pas nécessairement un jugement, certes, mais elle fait partie du moteur dans l’engrenage duquel toute vie en ce monde se trouve prise, celui du Deux, du Bien, du Mal, du Juste, de l’Injuste, du Splendide ou encore du Hideux. On n’en sort pas…

» Alors que faire? Ne rien dire pour ne pas être mal reçu? Ne rien écouter pour ne pas mal comprendre puis, au bout du compte et par voie de conséquence, ne plus rien faire du tout par crainte de mal faire?

» On appellerait ça de la lâcheté… même si on parvenait, comme certains en ont le talent, à faire passer cela pour de la magnanimité, de l’équanimité ou encore ¨un regard en altitude¨.

» La solution réside sans nul doute dans la maîtrise de ce qu’on appelle le Verbe, dans sa parenté de chaque instant. Elle est l’apanage de quelques très grands et rares Maîtres de Sagesse. Plus rares qu’on ne le croit.

» Cette maîtrise n’est pas seulement celle de savoir dire ce qu’il y a à dire avec les bons mots au bon moment. Si cette qualité-là constitue à coup sûr un talent, elle ne révèle cependant pas nécessairement le Verbe.

» Le Verbe apparaît lorsque la vibration qui se cache au cœur des mots se montre si puissante qu’elle opère inévitablement son œuvre de transmutation, visible ou pas. Ce ne sont pas les mots en eux-mêmes qui l’expriment, c’est l’Essence lumineuse qui se tient en amont d’eux et qu’une âme sait appeler.

» Je me souviens d’un Messager qui manifestait ce Verbe, il y a quelque deux mille ans… Parfois, sa présence en Lui Le poussait à dire des choses qui n’étaient pas agréables à entendre par tous. Pas nécessairement des choses qui étaient du domaine de la Vérité infinie puisque Lui-même s’est refusé à en définir le concept… mais des choses appartenant au Vrai du quotidien.

» Il dénonçait ainsi l’hypocrisie, Il dénonçait le mensonge et le vol, non pas parce qu’Il s’arrogeait, Lui, le droit de juger mais parce qu’Il savait le faire sans passion ni méchanceté, comme devrait idéalement savoir le faire tout enseignant face à ceux qui devraient humblement se savoir élèves de la Vie.

» On peut affirmer sans hésiter que ce Messager-là a parfois fait mal à quelques-uns avec la portée de ses mots. Il en était parfaitement conscient et c’est alors qu’Il en profitait pour rappeler qu’il peut arriver que l’on fasse mal en posant le doigt ¨là où ça ne va pas¨ sans pour cela ¨faire le mal¨. Parce qu’il y a partout des écailles à faire tomber et que le claquement de fouet du Vrai peut avoir cette fonction.

» Jamais Il n’a voulu blesser. Il a uniquement mis en lumière des blessures qui existaient déjà, celles que les ¨moi-je¨ quotidiens s’étaient auto-infligés depuis longtemps. Les blessures de l’égoïsme, de la duperie par exemple et, finalement, toutes celles que font surgir les quêtes de pouvoir, quelle que soit la nature de ces dernières.

» Il savait donc ¨dire¨… Il avait ce don rarissime.

» Peut-être est-ce parce qu’ils ont conscience de ne pas maîtriser encore assez parfaitement le Verbe que certains Sages optent pour de parcimonieuses paroles, voire pour le silence total. Certains ne font plus que bénir, ce qui ne signifie pas nécessairement approuver mais plutôt offrir une semence de grâce dans l’espoir que celle-ci germera. Peut-être est-ce une solution lorsqu’on parvient à un degré de conscience où on décide de ne plus donner la moindre prise à la dualité ? Je ne sais… si ce n’est que cette façon d’être demande une force intérieure dont peu sont capables. Elle n’est certainement pas la solution. Chacun joue son rôle à sa manière.

» Fort heureusement pour notre humanité, tous les Sages ne font pas vœu de silence car notre monde s’enfoncerait plus encore dans l’aveuglement et dans la facilité d’un autre type de silence, celui de la lâcheté face aux iniquités. C’est de cette dernière dont il faut absolument s’éloigner, quitte à donner encore un peu l’impression de faire le jeu de la dualité. L’essentiel demeure de ne pas perdre de vue qu’il s’agit effectivement d’un jeu… et de comprendre qu’il nous appartient d’en améliorer les règles avant de nous en extraire.

» C’est une question de courage. »

Daniel MEUROIS
➡ Facebook: Daniel Meurois, Écrivain
➡ Site web: danielmeurois.com

SOURCE DE CETTE PUBLICATION: @DanielMeurois

Chères lectrices, chers lecteurs, Prenez avis que ce texte a été publié pour l’intérêt informatif qu’il représente en lien avec le thème abordé sur ce blog. Bien que je sois vigilante quant à la crédibilité de sa source, votre discernement doit prévaloir en tout temps. Utilisez-le. Votre hôtesse, Andree Boulay.


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