CARINE LAVIGNE : PASS HUMANITAIRE — @divinepagaille

Image couveture @divinepagaille sur Facebook

« Et si au lieu de chercher à avoir raison, on se mettait en quête de notre humanité? Et si au lieu de chercher à critiquer les décisions des autres, on essayait de comprendre pourquoi ils prennent cette décision?

Pourquoi avoir raison de se vacciner ou pas, de l’imposer aux autres ou pas, est-il devenu plus important que le lien qui nous unit? Pourquoi la peur de prendre une décision ou de voir l’autre faire un choix différent du nôtre est-il devenu si affolant? Si violent?

Je rêvais d’un autre monde… d’une terre où la vie serait solidaire et humanitaire. Je rêvais d’un monde où on pourrait simplement échanger sur ce qu’on vit et ressent sans chercher à s’imposer à l’autre.

Au lieu de ça, la peur a pris toute la place. La peur de l’autre essentiellement.

» La peur nous dirige depuis maintenant si longtemps. Parmi toutes les peurs, celle de souffrir et de mourir est évidemment la pire d’entre elle.

Cette peur cherche à nous faire prendre les décisions les plus rassurantes et raisonnables pour notre vie immédiate, donc toujours pour notre survie. Il faut avouer que sauter à pieds joints d’une falaise sans mesure de sécurité est nécessairement peu raisonnable si on veut rester en vie. La peur de mourir nous éloigne donc des dangers imminents. C’est la fonction première de la peur, nous maintenir en vie là tout de suite maintenant, ou pour un peu plus tard… comme dans le cas de faire des réserves pour l’hiver. Je ne parle pas ici des peurs à long terme qui concernent celles des grands changements de vie, mais bien les peurs liées à la survie.

La peur de mourir enclenche automatiquement notre cerveau reptilien, celui qui n’a que trois modes de réaction : attaque, passivité ou fuite. Il n’y a donc en réalité aucune vérité absolue en matière de peur puisque chacun réagira selon un de ces modes.

» Tout comme il n’y a d’ailleurs aucune vérité absolue en matière d’humanité. Petit aparté: le mot humanité, provient du latin humus… cette matière qui compose la surface de la terre. La matière organique qu’est l’humus est une organisation complexe de différents matériaux minéraux, végétaux et animaux. Cette matière est en évolution constante, et ne cesse, si on la laisse tranquille, de s’enrichir elle-même dans un cycle perpétuel. Sans cette capacité d’enrichissement au travers les différents matériaux qui la composent, elle s’appauvrit, se délite… et perd de sa force pour produire la nourriture que l’on sème en son sein.

Vous voyez la comparaison avec le fonctionnement humain?

Sans s’enrichir de nos différents points de vue, l’Homme ne peut évoluer et perpétuer son cycle d’évolution. En retirant la possibilité à certains d’avoir le droit d’avoir un avis contraire, c’est comme si on retirait tous les animaux (par exemple) qui vivent dans la terre. Que deviendrait alors cette terre intérieure sans cet enrichissement qu’est l’autre?

Je rêvais d’un monde où chacun pourrait avoir son point de vue sans chercher à prendre le dessus sur les autres. Je rêvais d’un monde où les peurs de chacun seraient entendues et non bâillonnées.

» Chacun en fonction de son mode de conditionnement personnel, agit donc selon un des trois modes reptiliens cités plus haut. C’est de l’ordre du réflexe et donc difficile à contrôler… car quand le cerveau reptilien est en action, le néo cortex, là où se situe notre capacité de réflexion, ne peut pas interférer dans le processus. C’est ainsi que l’ensemble neuronal fonctionne, d’abord l’action automatique, puis la réflexion. Pour que l’action automatique propose une réponse différente, c’est en amont que cela doit se faire, quand il n’y a pas de situation de danger.

C’est pour ça que si on veut changer de réaction face à la peur on ne le peut pas tant qu’on est face au danger, et qu’ainsi dire à quelqu’un de se calmer en lui énonçant nos arguments ne sert à rien du tout dans ce moment-là. Le néo cortex n’est dans cette période pas réceptif à l’échange.

» C’est pourquoi dans cette période complexe que nous traversons avec la crise sanitaire, personne n’arrive à convaincre personne pour le faire changer d’avis et le «ramener» à la raison.

La peur est omniprésente depuis 18 mois, toutes les informations dans un sens anti ou pro les décisions prises en «haut-lieu» sont entremêlées, vues de l’extérieur toutes pourraient sembler étayées et justifiées. Démêler le vrai du faux devient compliqué. Et chacun en fonction de ses peurs de base, ne peut être sensible qu’aux informations qui font écho à ses peurs intrinsèques et à son mode automatique de gestion des émotions.

Chacun fait ce qu’il peut en matière de peur. Personne n’a le droit de juger une autre personne face à ses démons intérieurs. La peur est noble, elle nous permet de nous protéger. Et chacun le fait du mieux qu’il peut.

» La gestion de la peur et des modes automatiques, les croyances personnelles, font partie intégrante de notre fonctionnement d’humain. Il n’y a pas à les critiquer. Nous sommes juste profondément humains. Donc parfaitement imparfaits.

Et dans cette situation que nous vivons tous ensemble, au milieu de ses décisions sanitaires qui nous sont imposées, et si avant de chercher à obtenir ou à éviter d’avoir à utiliser un pass sanitaire, on cherchait d’abord à chercher à obtenir un pass humanitaire?

Acceptons que chacun puisse avoir une vision différente de la situation parce que ses peurs se portent sur d’autres points de vue que nous.

Acceptons que chacun ne cherche qu’à se maintenir en vie, car oui, autant celui qui veut se faire vacciner que celui qui ne veut pas, cherche à protéger sa vie.

Acceptons que personne ne pourra imposer une pensée unique ou même une peur unique et c’est tant mieux.

Il n’y a aucune vérité absolue puisque chacun a son point de vue et ses peurs, chacun perçoit le monde sous son propre prisme. Et lever des croisades contre ceux qui ne pensent pas pareil, ressemble plus à de la conversion religieuse forcée qu’à une recherche d’enrichissement mutuel.

Tous les croisés se pensent du côté du bien commun et de la vérité. Je n’ai jamais entendu parler d’une guerre démarrée au non du mal, tous ceux qui tenaient des fusils le faisaient au nom du bien. Et pourtant ce sont ceux-là même qui ont tué au nom de ce bien.

Et si au lieu de continuer à nous laisser diviser au travers cette crise, et cette imposition de pass sanitaire, on cherchait plutôt à mettre à l’ordre du jour un pass solidaire.

Quel que soit notre choix nous ne sommes ni en train de nous soumettre, ni en train de tuer la vie en nous ou en les autres. Quel que soit notre choix nous le faisons comme chacun en notre âme et conscience, mais surtout en fonction de nos peurs. Certains ont davantage peur des risques d’un virus, d’autres ont davantage peur des risques d’un vaccin.

Comment départager des peurs?

Comment dire qui a le plus raison d’avoir peur pour telle ou telle raison?

» Un pass qui permettrait simplement d’avoir des échanges, du genre: «Et toi qu’est ce qui te fait le plus peur dans cette situation?», «Quelle solution te semble le plus adaptée pour toi?» et qu’ensemble on cherche des solutions adaptées à chacun, plutôt que d’imposer des arguments à tour de bras.

Je n’ai aucun avis arrêté face à ce que nous traversons, et ma publication n’est pas là pour prôner une décision qui serait plus appropriée qu’une autre, j’écoute d’ailleurs tous les arguments proposés… et quand j’entends les arguments, j’entends aussi l’expression du visage, les trémolos dans la voix, les bouches pincées et les yeux apeurés. J’entends l’humanité crier sa peur de mourir, sa peur de perdre ses enfants et ses parents, sa peur de la liberté des autres, sa peur de l’autoritarisme des peurs.

Ces émotions sont complexes, certains en perdent leur raison et partent en guerre pour leurs idées. Certains choisissent de se retirer du monde.

LA PEUR EST PARTOUT LÀ OU LE CŒUR A PERDU ESPOIR. LA PEUR EST PARTOUT LÀ OU L’AMOUR NE SAIT PLUS S’EXPRIMER.

Je rêvais d’un monde où je pourrais dire que j’aime autant les vaccins qu’ils me font peur, où je peux dire que j’aime autant la sécurité que la liberté… sans me sentir ridiculisée, critiquée, accusée et pourchassée par de nouveaux croisés anti ou pro pass sanitaire.

Je rêvais d’un monde… où la terre serait riche de ses peurs autant que de sa capacité d’accueil de la peur. Un monde riche de sa propre Humanité.

Ce rêve est-il toujours possible? J’y crois oui. C’est le propre même du rêve…C’est le propre même de l’amour. Et bon sang que j’aime cette Humanité.

Je rêverai toujours d’un monde où chacun se sentira à l’abri en exprimant qui il est vraiment et ce qu’il ressent face à ses difficultés. Je rêverai toujours d’un monde où un H majuscule sera mis au mot Humanité. »

CARINE LAVIGNE
Thérapeute et Guide de l'Âme
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SOURCE DE CETTE PUBLICATION: @divinepagaille

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