DANIEL MEUROIS : «JE VENAIS D’ÉMERGER DU COMA…» — @DanielMeurois

Photo provenant de @DanielMeurois via Facebook

«Je Venais D’émerger Du Coma…»

© Daniel Meurois
Extrait «Le Livre secret de Jeshua» Tome 2 Éd. Le Passe-Monde

Amis lecteurs,

Un an plus tard, nous revoici à Pâques… Qu’est-ce qui a changé en nous? Chacun peut faire son propre bilan à l’issue d’un cycle «entre parenthèses». C’est le printemps quoi qu’il en soit et il va falloir y croire, tout d’abord intérieurement et puis… oser vivre surtout. Autrement dit ne pas se laisser étouffer ni «éteindre».

Sans autre commentaire, pour entretenir l’espoir et aussi pour le plaisir des mots destinés au Cœur, voici un extrait du second tome du «Livre secret de Jeshua». Celui-ci est tiré, bien sûr, de son chapitre XXXIII, à l’instant précis de la «Régénération». C’est Jeshua qui s’exprime… Laissons-nous juste porter par ses paroles…

«Je venais d’émerger du coma… J’étais parvenu à stimuler les myriades d’étoiles du cosmos de ma chair. La forme fœtale dirigée par mon esprit et mon âme au plus profond de la structure de mon corps avait ainsi accompli son œuvre. De retour en moi, dans le Temple qui m’était à nouveau prêté et où j’avais décidé de poursuivre ma route, ma première sensation fut celle d’une infinité de petites secousses et de fourmillements.

Je me souviens être resté longtemps dans cet état, totalement immobile, incapable d’ouvrir les yeux ni de décrisper les lèvres. Oui, j’étais revenu, non pas de la mort mais de ma souffrance puis de l’envol que j’avais décidé de prendre pour la sublimer.

J’étais revenu afin de continuer à aimer, à dire la beauté d’aimer et peut-être – si cela m’était permis – à redéfinir l’Amour Lui-même.

Dehors, derrière la pierre de mon «tombeau», la foudre s’est certainement abattue quelque part dans le jardin car la terre a tremblé. J’ai aimé l’entendre parler ainsi… De là où j’étais, il m’apparaissait clairement que la Nature entière exultait. Le départ du double Soleil qui avait fait son nid en moi depuis des années la soulageait tout à coup d’une charge devenue trop lourde. Le Béni redevenait homme.

J’ai prié l’Éternel, je L’ai remercié pour cette grâce et cela m’a fait enjamber le Temps qui s’est alors étiré de façon indéfinie… Puis, j’ai voulu bouger mes bras et mes jambes, forcer aussi ma respiration, en reprendre possession… Cependant, je n’étais encore qu’une grande plaie à vif, une carcasse que l’on venait de rouer de coups et dont les forces étaient bien fragiles.

Réalisais-je que quelques heures seulement me séparaient du bois de mon supplice? C’était loin de mes considérations. Dans ma tête et mon cœur, j’avais d’abord tourné une page et je ne pensais qu’à celle qui s’ouvrait et qui, d’une manière ou d’une autre, ne pourrait pas ressembler à ce qui avait fait la beauté de la précédente, à ces visages tant aimés, à ces paysages si souvent revenus sous mes pieds, à ces paroles distillées… et à ces mains qui guérissaient. Tout allait prendre une autre dimension.

Dans une seconde tentative, j’ai cherché à bouger un membre… Seules mes paupières ont consenti à s’ouvrir. Il me fallait de l’aide car peut-être qu’une fois redressé, une fois debout… Mon énergie ne s’était-elle pas toujours nourrie de l’action elle-même?

Dans un effort venu du plus profond de ma volonté tendue je suis enfin parvenu à remuer un peu mes pieds, puis très légèrement mon bras droit. Cela a suffit à dégager le drap qui me recouvrait le visage. Mon regard physique a dès lors pu capter pour la première fois le cadre du tombeau conçu par Yussaf. A priori, il n’y avait plus guère que deux ou trois lampes à huile qui continuaient à diffuser leur clarté.

J’ai alors été envahi par une sensation familière mais inattendue en ces moments où je n’envisageais plus autre chose que d’être seul ou presque avec moi-même, face à mes propres ressources…Il me semblait en effet deviner la Présence d’Élohim dans Sa Nuée palpitante, quelque part sur les hauteurs de Jérusalem. J’en sentais la bienveillance maternelle… Je L’ai appelée et la sonorité de Son nom fut la première à sortir de ma poitrine qui réapprenait à respirer. Je ne m’attendais cependant pas à obtenir la moindre réponse car tous ceux qui véhiculent la Vie connaissent les infinies vertus de la solitude dans la traversée des grandes épreuves. Ils savent que celle-ci est l’enclume sur laquelle toute âme, quelle qu’elle soit, se forge et se consolide. Après l’Œuvre au Noir de la mise à mort puis celle au Blanc de la purification, vient toujours l’Œuvre au Rouge, annonciatrice de la Transmutation…»

DANIEL MEUROIS
➡ Facebook: Daniel Meurois, Écrivain
➡ Site web: danielmeurois.com

SOURCE DE CETTE PUBLICATION: @DanielMeurois

Chères lectrices, chers lecteurs, Prenez avis que ce texte a été publié pour l’intérêt informatif qu’il représente en lien avec le thème abordé sur ce blog. Bien que je sois vigilante quant à la crédibilité de sa source, votre discernement doit prévaloir en tout temps. Utilisez-le. Votre hôtesse, Andree Boulay.


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