DANIEL MEUROIS : L’ENSEIGNEMENT DU VERTIGE — @DanielMeurois

Photo provenant de @DanielMeurois via Facebook

Je suis allé fouiller ce matin dans les pages d’un livre que j’ai fait paraître il y a 22 ou 23 ans… ¨Vu d’en Haut¨, un ouvrage qui rend compte du long dialogue que j’ai pu entretenir durant de nombreux mois avec ce qu’il est convenu d’appeler une ¨Présence de Lumière¨ issue d’un autre monde. J’en suis ressorti avec cet extrait qui pourrait sans doute être source de ¨réflexion¨ – dans tous les sens du terme – en ces moments de nos vies où tous nos ¨équilibres¨ sont remis en cause…

© Daniel Meurois

Daniel Meurois :

– Puis-je te parler de vertige? Je ne sais si tu perçois à quel point tout ce que tu me dis et me fais aussi vivre, par la même occasion, a de quoi donner le vertige à la quasi totalité de mes semblables. Ta présence, les mots que tu emploies et ce que tu suggères de ton monde sont empreints d’une telle hauteur et d’un tel idéal que tout cela est nécessairement baigné d’une aura d’inaccessibilité qui peut inquiéter et même faire peur.

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La Présence :

– Nous le savons bien. D’où l’intérêt de te parler à bâtons rompus ainsi que j’ai entrepris de le faire. Pourtant, il ne faut pas se leurrer. Quel que soit le degré de proximité que nous puissions donner à ce dialogue, son existence et son déroulement sont conçus pour créer ou élargir une brèche de plus dans la conscience humaine. Le stade du vertige se montre donc inévitable. Lorsque l’on agrandit une demeure, on sait très bien que, pendant un certain temps, on va devoir vivre parmi les gravas, les matériaux nouveaux, les échafaudages et aussi les ouvriers dont la présence nous dérangera sans doute dans nos habitudes. C’est le prix de l’expansion! C’est l’inconfort qui préside toujours à l’apparition d’un mieux-être. Est-ce payer trop cher? Est-ce trop perturbant? Alors, il ne faut pas que l’humanité terrestre se plaigne des maux qui sont les siens. Il n’est pas cohérent non plus que ta société traîne ostensiblement son mal de vivre comme un vieux havresac, si elle n’a pas l’audace de risquer le vertige.

Le déséquilibre a une fonction enseignante, ne l’oublie pas! Nous aussi, rassure-toi, il nous arrive encore de la connaître cette zone de trouble dans laquelle les repères usuels s’estompent. Fort heureusement d’ailleurs, car elle est le signe de notre capacité de renouvellement, donc d’émerveillement. La pétrification, la fixité et, globalement, tout réflexe d’immobilisme sont synonymes d’une stagnation que l’on ne trouve pas même au sein de ce que vous appelez la mort. Combien de tes contemporains sont plus morts que la mort pour ne pas oser vraiment courir le risque de vivre!

D. M :

– Si je comprends bien […] c’est la raison pour laquelle les ¨anges¨, ou ceux qui tentent de s’en rapprocher, sont toujours des êtres… zélés!

La Présence :

– C’est tout à fait cela! Les ailes de la conscience ou le zèle de la confiance ne poussent qu’avec le goût de l’aventure!

D.M. :

– Pourquoi ne dis-tu pas les ¨ailes de la pensée¨?

La Présence :

– Parce que la pensée, au risque de te choquer, demeure un sous-produit de la conscience… La pensée est une manifestation intermédiaire de la Vie qui cherche à incarner quelque chose. Elle représente un outil, un instrument, mais elle n’illumine pas, car elle n’est ni la Source, ni le But. Elle change de forme ou de fonctionnement selon les nécessités et ne sera jamais qu’une sorte de langage, une courroie de transmission inventée par la Source originelle. La pensée génère un savoir, tandis que la Connaissance intuitive, fruit de la pure Conscience, exprime l’essence même de la Vie.

D.M. :

– Mais tout cela reste bien compliqué!

La Présence :

– Parce qu’on ne se donne pas la peine de ¨réfléchir¨… Parce que l’on conçoit mieux passer du temps à jongler avec un programme informatique que de se pencher sur ce qui nous fait vivre ou, au contraire, nous asphyxie.

Peux-tu me dire s’il existe, sur Terre, une École qui a à son programme un cours de bonheur? Non, on apprend à penser, c’est-à-dire à tricoter des théories avec des idées pour former d’autres idées et cela à l’infini. On s’en tient là! Jamais on n’évoque l’art d’être heureux, c’est-à-dire l’art de se rejoindre soi-même sans poser de limite à notre propre potentiel d’illumination.

D.M. :

– Peut-être parce que l’on trouve cela ennuyeux! Il est courant d’affirmer que les gens heureux n’ont pas d’histoire…

La Présence :

– C’est pour cette raison que nous prenons à nouveau la parole aujourd’hui. Le bonheur peut, en effet, paraître ennuyeux si on l’enferme dans un code de pensée, si on le boucle à double tour dans une prison dogmatique. Le bonheur, c’est un autre mot pour l’Amour. Ainsi, dis-moi, comment peut-on aimer ce qui suggère un enclos, avec des barbelés d’obligations et d’interdits?

© Extrait de « Vu d’en haut. » Daniel Meurois – Éditions Le Passe-Monde

DANIEL MEUROIS
Daniel Meurois, Écrivain

SOURCE DE CETTE PUBLICATION: @DanielMeurois

Chères lectrices, chers lecteurs, Prenez avis que ce texte a été publié pour l’intérêt informatif qu’il représente en lien avec le thème abordé sur ce blog. Bien que je sois vigilante quant à la crédibilité de sa source, votre discernement doit prévaloir en tout temps. Utilisez-le. Votre hôtesse, Andree Boulay.


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