DANIEL MEUROIS : QUELQUES CLÉS D’APPROCHE POUR UNE DÉCOUVERTE DU CHRISTISME — @DanielMeurois

Photo provenant de @DanielMeurois via Facebook

Chers amis et amies,

Je ne suis pas sans remarquer qu’à chaque fois que je place sur cette page un article ou des réflexions en rapport avec les 2 tomes du «Livre secret de Jeshua», vous êtes très nombreux à y réagir de façon enthousiaste. Au milieu du marécage actuel, sans doute y trouvez-vous donc quelque matière pour vous accompagner dans votre cheminement, ce dont je suis évidemment heureux.

Voilà pourquoi, ce matin, il m’est venu l’idée de vous proposer ce texte, rédigé il y a déjà quelque temps pour nos amis Italiens, mais qui n’avait jamais été publié en Français, me semble-t-il. Il présente l’ensemble de ces 2 tomes consacrés à Jeshua tout en insistant sur leurs particularités et en éclaircissant certains points qui méritent de l’être.

Ce texte, vous le verrez, est particulièrement long et on me dira qu’il n’a donc pas sa place sur Facebook. J’en suis conscient. Peu importe, je vous le livre quand même ci-dessous, même si cela m’est reproché.

Voici…

© Daniel Meurois | 04 01 2021
«Le Livre secret de Jeshua» – Éditions Le Passe-Monde.

« Lorsqu’à la fin de l’été 2013, après bien des hésitations, j’ai pris la décision de me lancer dans la rédaction du ¨Livre secret de Jeshua¨, je n’imaginais pas quelle place ce projet prendrait dans ma vie. J’étais évidemment loin de réaliser l’ampleur et l’exigence du travail que cela allait représenter. À vrai dire, j’envisageais un ouvrage de 600 ou 700 pages et non pas deux volumes qui totaliseraient près de 1200 pages particulièrement denses, quatre ans plus tard.

Quatre ans, c’est effectivement le temps qu’il m’aura fallu pour mener à bien cette tâche qui demeurera, j’en suis convaincu, la plus importante de ma vie et sans doute même le motif central de mon incarnation d’écrivain et de mystique.

Au-delà de l’œuvre écrite, il y a le vécu… On peut facilement l’oublier quand on est pris dans la lecture d’un tel récit. Mes premiers lecteurs m’ont permis de m’en rendre compte.

En ce qui me concerne, je dois dire que ce vécu s’est emparé de l’intégralité de mes jours et de mes nuits. Comment, d’ailleurs, aurait-il pu en être autrement ? Revivre intégralement la vie de Jeshua, le Maître Jésus, à travers ses propres yeux, partager ses réflexions, ses sentiments, ses émotions aussi, vivre ses marches interminables à travers sa chair, ses enseignements, ses miracles et ses épreuves, jusqu’à l’ultime d’entre elles et plus encore est tout… sauf anodin.

L’immersion dans les Annales akashiques ne peut pas laisser intact celui qui a la responsabilité de retranscrire un tel parcours. On parle là d’une expérience qui dépose des empreintes indélébiles sur l’âme, de véritables stigmates rappelant chaque jour leur existence.

Travail d’écriture et de reconstitution énorme donc, mais aussi vécu transmutatoire ayant forcément un impact sur ma sensibilité d’être humain, sur ma compréhension de la destination de nos consciences et, faut-il le préciser, sur la nature de l’Amour à l’état pur. Le regard en devient plus perçant et le cœur plus à fleur de peau.

Les années sont donc passées et le récit-témoignage qui est désormais intégralement entre les mains de ceux qui me lisent se démarque sans doute d’emblée de tous ceux qui ont été consacrés à la vie et à la mission de Jeshua par le seul fait qu’il soit écrit au ¨je¨. Une audace d’écrivain, dira-t-on, voire une impudence pour certains, mais qui s’imposait d’elle-même en raison de la nature de l’expérience qui l’a dirigée.

Un récit qui se singularise ensuite aussi par son éloignement radical de la version officielle de la vie du Christ telle que colportée par l’Église. Un éloignement qui n’est pas le premier, certes, mais qui abonde en détails particulièrement précis dans de multiples domaines… Ainsi donc, au fil de son déroulement, les dogmes s’éloignent les uns après les autres, les paroles figées également, au profit d’un enseignement infiniment proche de l’humain tout autant que du Divin.

En fait, dans cet ouvrage qui ne cherche pas à convaincre ni à prouver quoi que ce soit, il est avant tout question d’un itinéraire, celui d’un être imbibé d’Amour qui accepte de parcourir pleinement un chemin d’homme tout en étant habité par l’Essence du Plus qu’humain. Il suffit de se laisser simplement porter par sa proposition et d’en recueillir la sève…

En ce sens, le défi auquel je me suis trouvé confronté était en premier lieu d’essayer de rapprocher le lecteur d’un Jeshua qui s’est construit lui-même en tant que Maître de Sagesse, qui n’est pas né ¨Christ¨ dans son étable comme le prétend la Tradition mais dont la grandeur a d’abord été de retrouver sa mémoire d’Avatar, c’est-à-dire d’incarnation du Divin. Il ne s’agit aucunement d’un Jeshua prédicateur et fondateur de religion mais d’un Souffle de vie venu nous parler sans fard de notre Liberté essentielle ainsi que de notre héritage fondamental.

Cette évidence transparaît rapidement puis s’installe dans le récit. Si elle peut en indisposer certains encore attachés au dogme, elle ne fait cependant qu’accentuer le sentiment de proximité qui s’installe dès lors entre l’Avatar – le Messager – et chacun de nous. Sentiment aussi de ne pas être ¨hors-jeu¨ dans notre propre quête intérieure de sacralité puisque le chemin de Jeshua devient alors le chemin ascensionnel que nous sommes nous-mêmes invités à suivre. Nous sortons dès lors inévitablement de notre désespérant rôle de ¨pécheur¨ qui attend un sauveur demandant à être adoré comme seul et unique Fils de Dieu.

Au cours de mon vécu et de toute la rédaction du ¨Livre secret de Jeshua¨, bien que principalement dans son deuxième tome, c’est la notion de responsabilisation des êtres humains que nous sommes face à leur nécessité de croissance et à leur destination qui s’est constamment imposée à moi. Je ne pouvais donc faire autrement que de la retransmettre à chaque page en y restituant aussi fidèlement que possible les paroles et les actes du Maître.

En effet, le concept de la possible ¨divinisation¨ de tout humain a toujours été au centre de Son enseignement. C’est pour cela qu’elle est au cœur du livre et qu’elle doit être aujourd’hui conscientisée de toute urgence en un temps où l’enseignement du Christ se dévitalise visiblement, faute d’avoir été, dès les premiers siècles, transmis dans son intégralité et avec authenticité.

Authenticité et fidélité sont, quant à moi, les deux principes qui ont guidé ma plume de la première à la dernière ligne de mon témoignage. Chacun pourra imaginer les difficultés de chaque instant qui ont été miennes dans la restitution la plus exacte possible des événements de l’époque, des personnalités des disciples de Jeshua, de leurs états d’âme si semblables aux nôtres, de leurs mouvements intérieurs, tout cela autour de Paroles et d’actions représentant elles-mêmes le plus gros défi d’écriture qui soit. Ne jamais trahir, ne rien déformer…

Le phénomène de la retranscription de toute parole est à ce propos difficile à expliquer dans le cadre de la connexion avec la Mémoire akashique. Beaucoup me questionnent à ce sujet, confondant parfois ma méthode de travail avec celle du ¨channeling¨ alors que l’une et l’autre n’ont rien en commun.

Je tiens donc à dire qu’en dehors des images et des longues scènes dans lesquelles je suis immergé durant le temps des expériences qui m’amènent toujours à écrire, les paroles qui sont prononcées le sont en Araméen ou en tout autre langue de l’époque, en fonction du lieu concerné.

Je ne connais pas l’usage de ces langues aujourd’hui… mais leur compréhension m’en est alors pleinement offerte par je ne sais quel moyen de traduction instantanée qui ne cesse de m’émerveiller. Comme tous les traducteurs, je m’efforce alors de trouver le vocabulaire et les expressions les plus proches possibles du sens des mots que j’ai captés. Il s’agit d’un exercice extrêmement délicat et exigeant mais dont l’importance et la finalité sacrée m’ont constamment accompagné.

Cette notion de sacralité m’est très chère. Elle demeurait d’ailleurs au centre de l’enseignement christique du Maître Jeshua. Capter et vivre la sacralité en tout représentait pour Lui le portail menant à l’union avec le Tout. Contrairement à ce qui nous a été inculqué depuis deux millénaires, Jeshua ne se concevait pas comme l’unique relai, le seul intermédiaire entre l’homme et Awoun, le Père céleste aisément concevable par ses contemporains, mais comme une main tendue, dans la lignée d’autres grands Instructeurs de notre humanité terrestre.

Ce regard de lucidité que je L’ai vu constamment poser sur Lui-même et sur Sa mission m’ont impressionné durant les quatre années de mon expérience. Son accueil également et Son grand respect vis à vis des autres cultures et Traditions. À bien des égards, Jeshua s’en voyait le prolongement teinté d’une ¨autre couleur¨, offrant un ¨autre parfum¨, le ¨repreneur¨ de flambeau, immensément grand par son humilité, bien loin de Celui par qui tout doit passer et auquel on nous a fait croire.

L’absence de jugement de Sa part envers l’attitude de qui que ce soit, même si elle paraît évidemment logique dans Son cas, m’a également marqué. En aucun cas, on ne Le verra lancer des imprécations envers tel ou tel lieu ou peuple qui n’entend pas Sa Parole, contrairement à ce qu’on peut trouver, par exemple, dans l’Évangile de Mathieu (11-20,21/12-34/12-39)… sans que cela ait jamais paru embarrasser le clergé et ses fidèles. L’Amour est sans limite, sans exclusion.

Au-delà de l’Histoire, le portrait de l’intérieur que ¨Le Livre secret de Jeshua¨ dresse peu à peu du Maître a pour intention, me semble-t-il, de nous rendre plus familier, plus intime avec le Divin. Il nous réintroduit dans Sa parenté en abolissant toute frontière. Chacun y est invité à devenir en quelque sorte prêtre de sa propre vie tandis que le Messager s’y présente comme un Pont de Transparence entre notre réalité quotidienne et celle qui nous attend au-delà de notre sommeil.

Par là-même, le texte nous introduit dans la compréhension intime du processus de ce que nous appelons miracle en redéfinissant les paramètres de notre monde pour en esquisser d’autres. Le principe des univers hologrammiques de la physique quantique y est donc sous-entendu bien avant l’heure.

Par tous ses aspects, il s’agissait d’un enseignement extrêmement révolutionnaire parce que responsabilisant, déculpabilisant, et qui s’avérait par conséquent libérateur à une époque où beaucoup de choses étaient figées au sein d’un peuple au fonctionnement patriarcal dans lequel l’approche du Divin était codifiée et considérée comme définitive.

Là était le problème… et là se situe-t-il toujours, même au sein de notre société occidentale qui se prétend libérée d’un grand nombre de carcans tandis qu’elle accepte malgré tout une multitude de formatages. Les conditionnements qui sont nôtres aujourd’hui ont simplement changé de noms et d’espaces d’expression. En réalité, nous sommes toujours collectivement toujours aussi cloisonnés à l’intérieur d’un certain nombre de schémas mentaux et coupés de notre propre essence.

La fonction ¨dépétrificatrice¨ de l’enseignement de Jeshua, non seulement oral mais effectif par ses actes et ses prises de position, vient certainement au tout premier rang de ce que je me suis attaché à mettre en avant par le choix des moments auxquels j’ai eu accès. Je dis le choix car il faut comprendre que mon vécu à travers le regard du Maître s’est étendu bien au-delà de ce que j’ai porté par écrit.

Si j’avais tout consigné, il m’aurait sans doute fallu 3000 ou 4000 pages et le texte y aurait assurément perdu en intensité. C’est toujours ainsi que cela se passe lorsqu’on a accès à la Mémoire akashique. On a affaire à une banque de données énorme dans laquelle il faut s’efforcer de sélectionner les points les plus marquants, les plus significatifs, afin de ne pas y perdre en capacité enseignante.

Devant cet impératif, l’écrivain-témoin que je suis agit dès lors à la manière d’un réalisateur de cinéma qui se trouve face à une sur-abondance de scènes filmées et qui doit procéder à un montage. On pourra me dire qu’il y a une part de subjectivité dans un tel travail de sélection. Sans doute mais c’est inévitable et, à vrai dire, quand on sait de quelle façon ont été choisis les textes officiels, canoniques, et déclarés par conséquent sacrés, on doit reconnaître que ceux-ci ne font pas exception quant au critère de subjectivité.

Il y a un autre point sur lequel j’aimerais également insister, notamment après la parution du deuxième tome de mon ouvrage. C’est celui du rapport que Jeshua entretenait avec les femmes. Il s’agit d’un rapport qui pour beaucoup était scandaleux. Dans le contexte du Judaïsme de l’époque, les femmes n’avaient aucun statut juridique officiel et étaient exclues de tout débat en matière de religion ou de foi.

Lorsque Jeshua les a invitées explicitement à venir L’écouter et surtout lorsqu’Il est allé vers elles, Il a ouvertement défié l’ordre social et spirituel alors en vigueur. Mieux encore… Il les a souvent mises en avant en tant que justes réceptacles de compréhension de Sa Parole. Le scandale a été infiniment plus important que ce que l’on peut imaginer aujourd’hui et a incontestablement contribué à Sa condamnation. On a d’ailleurs préféré passer cette réalité sous silence durant des millénaires à tel point que les disciples féminines du Christ ont été reléguées par l’Église à des places subalternes.

A-t-on jamais vraiment insisté sur les rôles, entre autres, de (Marie-) Salomé, de (Marie-)Jacobée ou de Marthe et bien sûr de Myriam de Magdala en tant que transmettrices de premier plan du Souffle christique ? J’avais déjà entrepris de le faire dans ¨Le Testament des trois Marie¨ mais la seconde partie du ¨Livre secret de Jeshua¨ s’attache particulièrement à rectifier cela en affirmant sans ambigüité que Myriam de Magdala a bien été l’épouse du Maître et non la prostituée qu’on en a fait… notamment par le simple fait qu’elle marchait librement sur tous les chemins.

Personnellement, j’ai éprouvé un bonheur tout particulier à pouvoir exprimer la vérité de ce que furent réellement les noces de Cana : leur mariage à tous deux, en un lieu nommé effectivement Cana mais qui ne correspond pas à l’emplacement désigné actuellement. Des noces totales sublimées par l’alchimie des âmes. Des noces également qui n’avaient rien de surprenant puisque le Judaïsme a toujours estimé logique qu’un ¨rabbi¨ – c’était le titre que l’on donnait couramment à Jeshua même s’il ne le revendiquait pas – prenne une épouse afin de connaître la vie sous tous ses aspects.

Quant à Marie – Méryem – la mère du Messager qu’Il fut et continue d’être, je suis convaincu que si l’Église lui a laissé son importance c’est en grand partie parce que sa présence pouvait être aisément assimilée à celle de la Déesse Mère des peuples gréco-romains et celtiques qualifiés de ¨païens¨ qu’il fallait convertir.

Je tiens à préciser ici que la place accordée à la femme par le Christ n’avait que peu à voir avec celle qui est la plupart du temps revendiquée par le grand mouvement féministe actuel. Il considérait la femme dans son aspect sacré fondamental et sa responsabilité initiatrice – mère, amante, épouse – vis à vis de l’homme.

Dans son esprit, homme et femme n’étaient pas égaux mais complémentaires avec, pour mission, de se réconcilier et de s’unir dans le but suprême de réaliser l’Humain au cœur-même du Divin. Une vision profondément mystique évidemment mais qui correspond au Secret, au Point de Vérité ultime qui vit dans le cœur de tout être.

Une dernière chose encore… une chose qui n’a cessé d’interpeler mon âme durant tout le temps de mon écriture. J’ai eu la constante sensation de réaliser une œuvre qui n’était pas destinée à toucher la fibre chrétienne de qui que ce soit en lui apportant quelques sujets de réflexion ou de méditation supplémentaires… Mais parallèlement à cela, une certitude s’est installée en moi. C’est celle de poser des jalons pour la floraison prochaine d’une Conscience christique, au sens le plus vaste du terme, c’est-à-dire transcendante et universelle parce que sans Église, ni dogme.

Alors oui – et on m’a déjà questionné à ce propos – ¨Le livre secret de Jeshua¨ est bien un ouvrage qui appelle au Christisme, en réponse à un Christianisme… dont je respecte les fondements, mais qui n’en finit plus de suffoquer parce qu’il a manifestement fait son temps et exploré toutes dérives possibles.

On me répliquera sans doute que Christisme est encore un mot en « isme » et qu’on en a déjà suffisamment eus. C’est vrai… mais si quelqu’un trouve mieux, je suis preneur. »

DANIEL MEUROIS
Daniel Meurois, Écrivain

SOURCE DE CETTE PUBLICATION: @DanielMeurois

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