JEAN-JACQUES CRÈVECOEUR : MEILLEURE VIE #1: LES CINQ QUALITÉS QUE J’AI DÉVELOPPÉES POUR AMÉLIORER MA VIE — creer-une-meilleure-vie.com

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« Je mérite une meilleure vie ! »

C’est ce que je me suis exclamé au printemps de 1984 ! Je sentais une révolte sourde gronder au plus profond de moi…

« Je mérite une meilleure vie. Je ne suis pas né sur Terre pour vivre une vie aussi médiocre et difficile… Ce n’est pas vrai que nous, les êtres humains, devons accepter comme une fatalité une vie d’épreuves et de souffrances… »

Je ne sais pas d’où me venait cette certitude. Certitude que nous avons la possibilité de conjurer la fatalité et de vivre mieux… Ce que je sais, c’est que cette certitude était bien présente.

Pourtant, les médecins venaient de me dire que ma santé ne s’améliorerait jamais et qu’il fallait que je me fasse une raison.

Ma vie conjugale était devenue un enfer depuis le lendemain de mon mariage et mes relations amicales se dégradaient souvent jusqu’à la rupture.

Quant à ma vie intérieure, j’avais la sensation de m’éloigner de plus en plus de ma mission de vie… Je sentais mon âme mourir à petit feu alors que j’accomplissais mon doctorat en physique, probablement pour réaliser le projet que les autres avaient pour moi de me voir devenir professeur d’université.

En 1984, j’avais vingt-trois ans. Malgré mon jeune âge, les perspectives de ma vie étaient déjà bien sombres… Qu’il s’agisse de ma santé physique, de mes relations ou du sens de ma vie, je me sentais dans l’impasse.

Pourtant, une petite voix me chuchotait, tout au fond de moi : « Tu mérites une meilleure vie ! »

Tout a basculé lorsque j’ai choisi d’écouter cette petite voix. Je me souviens de ce jour où j’ai pris la décision intérieure de conjurer la fatalité, de prendre ma vie en main et de lui donner une autre trajectoire…

En apparence, ce jour-là, rien n’a changé. Pourtant, c’est ce jour-là que tout a changé…

C’est à partir de cette décision intérieure de ne plus être une victime que l’Univers s’est mis à conspirer pour répondre à mes aspirations d’une Vie meilleure, sur les plans physique, psychologique et spirituel.

À l’époque, je ne connaissais pas le concept de synchronicité. J’appelais cela tout simplement le hasard ou la Providence. Peu importe, après tout, comment nommer de la meilleure manière ce que j’ai vécu.

L’essentiel, c’est que 1984 fut – surtout – l’année de ma renaissance.

En quelques mois, toute une série de circonstances fortuites, de hasards signifiants, de rencontres providentielles m’ont permis non seulement de changer mon regard sur ma santé, sur mes relations et sur ma carrière professionnelle, mais aussi d’obtenir des aides extraordinaires que je n’aurais jamais espéré recevoir.

Tout cela m’a permis de régler mes problèmes de santé, d’améliorer significativement la qualité de mes relations et de donner une tout autre orientation à ma vie…

Mais si ma santé, ma vie relationnelle et ma vie spirituelle se sont trouvées améliorées à ce point, c’est surtout grâce au fait que j’ai développé cinq qualités essentielles depuis 1984, qualités que, vous aussi, vous pouvez mettre en œuvre.

Recevoir des aides providentielles, c’est bien ! Bénéficier de synchronicités, c’est génial… Mais si nous ne mettons pas en œuvre ces cinq qualités fondamentales, rien ne pourra changer dans notre existence !

Ces cinq qualités sont la lucidité, le courage, la persévérance, l’exigence et la gratitude.

Car c’est vrai que si nous méritons tous une meilleure vie, il est encore plus vrai que cette meilleure vie ne va pas nous tomber dessus comme par enchantement.

C’est à nous que reviendra la responsabilité de nous engager dans un processus de changement et de poser les actes adaptés à ce à quoi nous aspirons… Passons donc en revue les cinq qualités essentielles que nous aurons à développer pour que nous vivions une meilleure vie, sur tous les plans…

1. LA LUCIDITÉ

Tout processus de changement commence par la lucidité. Par lucidité, j’entends la qualité de pouvoir regarder en face ce qui ne va pas dans notre vie. Avoir la capacité de reconnaître nos frustrations, nos manques, nos échecs…

Attention, il ne s’agit pas de juger notre réalité, mais de la regarder telle qu’elle est. En d’autres termes, il s’agit d’établir un diagnostic objectif et posé, sans exagérer ni minimiser l’ampleur de   la situation.

La lucidité, c’est aussi être capable de sortir du déni. Car ce n’est pas en chantant « Tout va très bien Madame la Marquise » que nous trouverons le courage, la motivation ou la force d’initier des changements fondamentaux dans notre vie.

Enfin, la lucidité, c’est reprendre la responsabilité de ce qui nous arrive. Plutôt que de se poser en victime de la fatalité qui s’est abattue sur nous, il s’agit de reconnaître le rôle que nous avons joué (la plupart du temps inconsciemment) pour en arriver là.

Pour développer cette qualité essentielle et fondamentale, une sérieuse dose d’humilité est bien entendu nécessaire. C’est en effet l’humilité qui nous permet de regarder la réalité, notre réalité telle qu’elle est, avec tous ses côtés désagréables, sombres, insatisfaisants. C’est l’humilité qui nous permet de ne plus nier nos souffrances et nos insatisfactions. C’est l’humilité qui nous autorise à reconnaître notre part de responsabilité dans ce qui ne fonctionne pas dans notre existence.

Cette phase n’est certainement pas la plus agréable, mais elle est tout à fait nécessaire. Car c’est elle qui permet d’identifier la plupart des causes qui sont à l’origine de notre mal-être. Une fois les causes identifiées, nous pourrons déployer la deuxième qualité pour prendre soin de notre vie : le courage…

2. LE COURAGE

Le courage est déjà nécessaire et présent lorsque nous regardons en face notre réalité telle qu’elle est. Il est aussi indispensable si nous voulons reprendre la responsabilité de ce qui nous arrive.

Attention, il ne s’agit pas de se culpabiliser d’avoir créé une réalité aussi pénible et difficile ! Non. Car la règle du non-jugement demeure au cœur de cette démarche.

À partir de 1984, il m’a fallu du courage pour reconnaître que ma santé s’était fortement dégradée parce que je m’étais coupé de mes émotions depuis très longtemps et parce que je surchargeais mon organisme par une alimentation très inadaptée.

Il m’a fallu du courage pour reconnaître que c’étaient mes jeux de pouvoir relationnels et ma volonté de contrôler les autres qui dégradaient la qualité de ma vie conjugale et de mes relations amicales.

Il m’a fallu du courage pour reconnaître que je n’avais pas écouté le murmure de mon âme et de mes aspirations profondes en choisissant de m’engager dans une thèse de doctorat en sciences. J’avais préféré la reconnaissance sociale et la facilité de me soumettre aux projets de mon entourage plutôt que de suivre ce qui faisait chanter mon cœur…

J’étais responsable de tout cela. Mais je n’étais pas coupable…

Une deuxième dimension du courage consiste à oser sortir de nos habitudes de vie… Sortir de ce qu’on appelle notre zone de confort. Car c’est bien de reconnaître notre responsabilité à créer nos propres malheurs. Mais après, le passage à l’action est indispensable pour modifier les paramètres de notre existence.

C’est là que le courage devient nécessaire.

Le courage de prendre des décisions parfois radicales. Le courage de poser les actes pour mettre en œuvre ces décisions…

Le courage – surtout – d’éliminer tout ce qui empoisonne notre existence, sur tous les plans (physique, psychologique, relationnel, spirituel).

Le courage d’éliminer tout ce qui nous empêche d’aller de l’avant, de couper ces entraves qui nous freinent dans notre évolution d’être humain…

C’est ainsi qu’en 1984, je me suis tourné vers les médecines parallèles pour essayer de me guérir. J’ai changé radicalement mon alimentation. Je me suis engagé dans plusieurs thérapies pour me reconnecter à mes sensations et à mes émotions et pour comprendre l’origine de mes jeux de pouvoir relationnels. J’ai démissionné du département de physique pour reprendre des études en philosophie, ce qui me correspondait beaucoup mieux. J’ai refusé d’accomplir mon service militaire par respect de la vie humaine…

Surtout, il m’a fallu le courage de tenir tête à ma famille et à mon entourage qui critiquaient violemment mes choix de vie. C’est là que j’ai eu besoin de développer la troisième qualité indispensable à tout changement en profondeur : la persévérance.

3. LA PERSÉVÉRANCE

La persévérance consiste à répéter des dizaines, des centaines, des milliers de fois les nouveaux choix et les nouvelles actions qu’on a choisi de mettre en œuvre pour transformer notre vie et pour l’améliorer.

Trop souvent, j’ai été témoin de coups d’éclat qui restaient sans lendemain chez mes amis. Ces grandes résolutions annoncées en fanfare et abandonnées aussi vite qu’elles n’avaient été prises !

C’est toute la différence que William Bridges fait entre un changement et une transition.

Un changement, c’est une action isolée que l’on pose à un moment bien précis. Lorsque j’ai présenté ma démission au département de physique et que j’ai décidé d’abandonner mon doctorat, c’était un changement que je mettais en œuvre. Lorsque j’ai décidé de contacter un homéopathe pour la première fois, c’était un changement… Lorsque j’ai choisi de devenir végétarien pour soulager mon organisme, c’était un changement… Lorsque j’ai décidé de suivre des thérapies, c’était un changement…

Une transition, c’est le processus intérieur et extérieur qui se déploie pendant une longue période de temps afin d’intégrer la réalité du changement dans nos habitudes de vie. J’ai vécu la transition chaque fois que j’ai résisté aux pressions venant de mes professeurs, de mes collègues étudiants, de mes parents, de mes amis pour que je réintègre le laboratoire que j’avais quitté. J’ai vécu la transition chaque fois que les remèdes homéopathiques provoquaient une aggravation de mon état (ce qui était un signe de guérison) et que je refusais de retourner vers la médecine allopathique pour me soulager à court terme. J’ai vécu la transition chaque fois que je renonçais à l’envie de bouffer de la viande, des produits laitiers ou du sucre. J’ai vécu la transition chaque fois que j’apprenais à ne plus contrôler l’autre et à lâcher prise…

La persévérance nécessite donc une vigilance de tous les instants – surtout dans les premiers jours et les premières semaines – pour ne pas retomber dans nos vieilles habitudes.

Nous connaissons tous cet adage populaire qui dit : « Chassez le naturel, il revient au galop ». S’il faut du courage pour chasser le naturel, il faut de la persévérance pour l’empêcher de revenir au galop !

Grâce à cela, nous finirons par jouir du résultat de nos actions répétées quotidiennement… Sinon, nous risquons bien d’être déçu en permanence de l’existence. Nous passerons d’un coup d’éclat à un autre, d’un changement à un autre, sans jamais avoir mis en place les transitions nécessaires pour vivre une meilleure vie !

4. L’EXIGENCE

La quatrième qualité à développer pour se construire une meilleure vie, c’est l’exigence.

L’exigence, selon moi, consiste à ne jamais se contenter des résultats qu’on a obtenus à force de lucidité, de courage et de persévérance.

Bien sûr, quand on constate une amélioration de notre qualité de vie, nous pouvons dire que nos efforts n’ont pas été vains, qu’ils ont été justement récompensés. Mais s’arrêter là est loin d’être suffisant.

Pourquoi ? Parce que la vie est un changement permanent, perpétuel ! Parce que ce qui est bon pour nous aujourd’hui ne le sera peut-être plus dans cinq ou dix ans ! Parce que les solutions qui convenaient à un certain niveau de réalité et de conscience ne conviendront plus lorsque notre réalité et/ou notre conscience auront évolué !

Mais attention ! L’exigence ne doit pas se confondre avec le perfectionnisme.

Le perfectionnisme, c’est vouloir et rechercher la meilleure solution possible du premier coup, la solution parfaite pour résoudre la globalité des problèmes en une seule fois !

La conséquence du perfectionnisme, c’est très souvent la paralysie. Nous recherchons tellement la perfection qu’aucune solution, qu’aucune stratégie ne correspondra jamais à notre niveau d’attente. Et du coup, nous ne ferons rien tant que nous n’aurons pas trouver LA solution idéale.

Comme cette solution idéale n’existe pas, nous serons toujours en attente de cette inaccessible étoile… Et nous ne changerons jamais rien dans notre vie !

L’exigence, quant à elle, consiste à mettre en œuvre des actions et des solutions dont nous savons qu’elles ne sont pas idéales ! Mais nous acceptons de démarrer par là, parce qu’il est plus important de mettre le mouvement en route que de ne rien faire du tout.

Un consultant américain me disait il y a quelques années : « Version one is always better than version none » – « La version une est toujours meilleure que la version rien du tout » ! Combien de fois me suis-je répété cette maxime comme un mantra !

Une fois cette première version mise en place pour sortir de nos habitudes toxiques, nous ferons appel à cette qualité d’exigence pour ne pas nous contenter des premiers résultats obtenus, même s’ils sont satisfaisants.

C’est là que nous chercherons à perfectionner les premières stratégies, les premières solutions, les premières actions. Alors que le perfectionnisme va à l’encontre du mouvement de la vie, le perfectionnement soutient son épanouissement !

Lorsque j’ai démissionné du département de physique, je n’ai pas trouvé tout de suite l’activité professionnelle qui me permettrait d’accomplir ma mission de vie. Entre 1984 et 1989 (année où j’ai débuté comme formateur professionnel), j’ai changé six fois de métier. Entre 1984 et aujourd’hui, j’ai adopté successivement sept régimes alimentaires différents… Depuis 1984, je me suis engagé dans des dizaines de démarches thérapeutiques différentes pour améliorer ma qualité d’être…

J’aurais pu m’arrêter plus tôt, car les premiers résultats obtenus dès 1985 commençaient à être très satisfaisants. Mais ç’aurait été une illusion de croire que je prenais vraiment soin de ma vie en conservant ces premières stratégies de changement.

Et je peux affirmer qu’aujourd’hui, ma vie est bien meilleure qu’elle ne l’était il y a trente, vingt, dix ou cinq ans… C’est grâce à cette qualité d’exigence permanente qui est au cœur de ma vie que je peux affirmer que je prends davantage soin de ma vie et de mes besoins qu’avant.

5. LA GRATITUDE

Ce processus de perfectionnement permanent (que vous ne confondrez plus avec le perfectionnisme) ne doit pas nous faire oublier la cinquième et dernière qualité vraiment essentielle dans cette quête d’une vie meilleure : la gratitude.

Chaque fois que je le peux, je veille à remercier la Vie d’avoir mis sur mon chemin les bonnes informations, les bonnes personnes, les bonnes circonstances qui m’ont permis de grandir en conscience, en amour et en compétence.

Chaque fois que je le peux, je veille à remercier ceux qui ont contribué à améliorer la qualité de mon existence. C’est ainsi que j’éprouve autant de gratitude pour ma femme ou pour des amis proches que pour Socrate, Friedrich Nietzsche, Carl Gustav Jung ou Edgar Morin (pour n’en citer que quatre).

Il m’arrive même de remercier intérieurement des personnes qui ont fait une réflexion à voix haute, réflexion qui ne m’était pas adressée, mais qui pourtant m’était destinée ! Ces personnes se trouvaient dans un lieu public et parlaient avec quelqu’un d’autre. En même temps, le message qu’elles adressaient à leur interlocuteur m’était en réalité destiné, à moi qui n’avais rien demandé…

Quelles que soient les circonstances, j’ai toujours un immense sentiment de gratitude pour la magie de la vie ! Et j’ai remarqué que, plus je nourris cette gratitude, plus la Vie, en retour, me gratifie de ses largesses…

JEAN-JACQUES CRÈVECOEUR


SOURCE DE CETTE PUBLICATION: creer-une-meilleure-vie.com

AVIS | Prenez avis que les textes publiés sur ce blog le sont à titre informatif. Bien que je sois vigilante quant à la crédibilité de leur source, votre discernement doit prévaloir en tout temps. Or, je vous invite à ne retenir que ce qui résonne en vous, que ce qui vous fait du bien et à laisser aller tout ce qui ne vous convient pas. AB.


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