GERRIT GIELEN : ETRE BIEN ANCRÉ SUR TERRE — jeshua.net


Rayonner sa Beauté
Jacob van Ruisdael – le Paysage à la cascade

De nombreuses personnes, à notre époque et à l’heure actuelle, sont comme on dit “mal ancrées”. Cela veut dire que nous ne sommes pas entièrement présents dans notre corps : nous sommes ailleurs perdus dans notre esprit et dans nos pensées. Parfois cela arrive de façon consciente, et ainsi nous réalisons qu’une partie de notre esprit est très souvent ailleurs. Cependant, cela arrive parfois de façon inconsciente : nous ne réalisons pas que nous sommes bien plus que cette personnalité terrestre à laquelle nous nous identifions. Nous faisons partie de la “ société ”, mais nous avons perdu le contact avec notre âme, avec notre centre.

Lorsque je me penche sur ma vie, je vois que cette séparation a eu lieu très tôt : une partie de mon esprit était souvent absente. Et lorsque j’étais à l’école, on ne peut pas dire que je détestais cela, mais je ne m’y sentais pas non plus chez moi. J’écoutais les leçons et j’avais des notes correctes, mais les sujets ne m’intéressaient pas vraiment. Mon monde intérieur évoluait bien loin de la Terre. Je lisais beaucoup. Je m’intéressais aussi à la peinture, et lorsque je regardais des peintures de paysages magnifiques, comme celle de Van Ruisdael ¹, j’étais happé par un monde de rêves.

On ne quittait jamais la maison, car mon père souffrait de troubles mentaux. La beauté de la nature, les paysages inspirants, la mer – rien de cela n’était présent dans ma vie d’enfant. Bien que les Pays-Bas aient une longueur de côte importante, je n’ai pu voir la mer pour la première fois qu’à 18 ans. Outre cela, je préférais me perdre dans mes pensées plutôt que dans les rues grisâtres de Tilburg. Tout cela fit que je devins un adulte bien peu “ ancré ” : mon âme et mon cœur n’étaient pas présents dans mon corps. Les personnes autour de moi pensaient que j’étais fermé et absent. Mais cela n’était pas complètement de ma faute, car lorsque j’étais en compagnie des autres, j’avais souvent l’impression de ne pas pouvoir être moi-même. Et lorsque vous ne pouvez pas être vous-même, et bien vous vous cachez.

De plus, j’avais le sentiment qu’il m’était impossible d’être “ présent ” en esprit sur la Terre. Je pensais que je devais m’adapter et que cela était ma seule option. Ceci est mon histoire – et maintes personnes ont une histoire similaire.

La cause d’un mauvais ancrage vient toujours du fait qu’en tant qu’enfant, vous avez quelque part le sentiment que vous ne pouvez pas être vous-même, que vous n’êtes pas le bienvenu tel que vous êtes. Les enfants ont toujours en eux le souvenir inconscient d’un monde spirituel fait de beauté, d’enchantement, de créativité et de gaieté. Un monde où il n’y a ni pression, ni contrainte.

Lorsqu’un enfant en pleine croissance découvre qu’il est différent des autres, une partie de sa conscience se replie sur elle-même – les Etres Humains se perdent – Soit l’enfant va coopérer avec la machine que représente la société moderne jusqu’à en faire partie intégrante : nous appelons cela grandir. Soit l’enfant garde en lui la conscience de son monde de rêves et se replie sur lui-même, cela parce qu’il a le sentiment qu’il n’y a pas de place pour lui dans ce monde.

Dans le premier cas, l’enfant se voit comme étant bien ancré, mais il ne l’est pas. Il pense qu’il l’est parce qu’il fait partie du système. Mais ce système dans son ensemble n’est pas du tout ancré. Dans ce cas-là, l’enfant n’est plus du tout conscient de la part de lui-même qui ne peut pas s’intégrer dans cette société.

De nombreux immeubles, des usines et même des villes entières ne sont pas, en tant qu’entités, ancrés. Cependant, les habitants ne s’en rendent pas compte ; ils pensent que cela est normal, et ils ne sont pas conscients qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Ils ont perdu le contact avec leur Moi spirituel et aussi avec leur Enfant intérieur, qui lui, est l’expression première de leur Moi.

Il y a quelques années, je sillonnais les rues d’une mégapole asiatique. Il n’y avait pratiquement pas de verdure, seulement des foules énormes, une circulation effrénée, et d’imposantes tours d’immeubles plus nombreuses les unes que les autres. J’ai alors remarqué que l’énergie de la ville circulait entièrement sur elle-même. La paix naturelle et l’harmonie qui découlent normalement d’une connexion saine avec la Terre, étaient complétement inexistantes. Les gens qui vivent et fonctionnent dans de telles cités, deviennent partie entière de l’énergie de la ville, et pour eux, le manque d’ancrage est quelque chose de normal. Ils voient cela comme étant les qualités normales d’une société moderne.

Par rapport à l’ancrage, vous pouvez donc classer les personnes en trois groupes :

  1. Les personnes qui sont très mal ancrées et qui ne le savent pas. Elles acceptent leurs limitations comme étant normales et sont complètement inconscientes de leur grandeur intérieure. Elles se sont entièrement identifiées à l’étiquette que la société leur a donnée : des adultes, des hommes qui travaillent dur, des femmes au foyer par exemple.
  2. Les personnes qui sont mal ancrées et qui le savent. Ce sont souvent des personnes qui ne se sentent pas chez elles sur la Terre, et qui pensent qu’elles ne sont pas les bienvenues dans ce monde. Elles voient la réalité sociale qui existe autour d’elles, et elles ont le sentiment qu’il n’y a pas de place pour elles. Elles sont conscientes des parties d’elles-mêmes qui ne sont pas présentes sur la Terre, et elles pensent “ ce monde ne correspond pas à qui je suis ”.
  3. Les personnes qui (sont plus ou moins) bien ancrées. Malgré tous les problèmes et toutes les oppositions auxquelles elles doivent faire face, elles arrivent malgré tout à exprimer leur monde intérieur. Elles montrent au monde leur Moi réel.

L’objectif de cet article est d’aider les gens à passer du groupe deux au groupe trois.

Je souhaite faire cela en me basant dans une certaine mesure sur ma propre expérience. J’ai personnellement toujours eu conscience de mon monde intérieur, mais je pensais tout bonnement qu’il n’y avait pas de place pour mon vrai Moi sur la Terre. Ainsi, dans un sens, j’ai vécu une double vie. J’ai néanmoins entrepris de faire d’importants pas vers la Terre.

1ère étape  : Prendre du temps pour soi,  pour trouver qui l’on est

Vu de l’extérieur, la première étape fut pour moi paradoxale. J’avais décidé de ne pas faire carrière et de travailler aussi peu que possible. Au début des années 80, je ne travaillais qu’à mi-temps trois jours par semaine. Cela à une époque où il était très inhabituel pour un homme de vivre ainsi. J’avais donc quatre jours de libres pour moi, par semaine. J’ai ainsi dit adieu à une possible carrière professionnelle. Je me revois marcher pour la première fois vers la bibliothèque en plein milieu de la semaine, et m’assoir tout simplement pour lire. J’adorais cela. Prendre du temps pour moi, pour faire des choses que je trouvais intéressantes. Prendre du temps pour simplement marcher un peu durant la semaine, lorsque j’en avais envie.

Si vous souhaitez être mieux ancré, voici donc la première étape à suivre. Donnez-vous du temps. Ce que vous faites de votre temps n’a pas d’importance à partir du moment où vous avez le sentiment que ce temps vous appartient. Pendant tous les moments qui ne sont pas les nôtres, nous ne sommes pas vraiment sur Terre. Pour pouvoir dire “ Oui ” à la vie sur Terre, et pour pouvoir être entièrement présents ici et maintenant, nous devons prendre du temps pour nous.

Cela est un gigantesque pas en avant. La société exerce une pression énorme sur nous pour que nous soyons occupés, pour que nous soyons actifs. On attend de nous que nous fassions carrière, que nous gagnions de l’argent, que nous soyons un bon membre de la société, que nous prenions soin des autres, etc. Tout cela nous sollicite énormément. Et si nous ne sommes pas actifs, si nous prenons du temps pour nous-même, nous nous sentons coupables. Ne rien faire et rester simplement assis est perçu négativement.

Il existe une autre raison pour laquelle il est si important de prendre du temps pour nous-même: tant que nous ne savons pas qui nous sommes vraiment, nous ne pouvons pas être bien ancrés.

Durant votre croissance, le monde extérieur vous dit qui vous êtes. Vos parents vous donnent un prénom ; on vous dit que vous êtes un garçon ou bien une fille ; on attend de vous un comportement particulier en fonction de votre sexe. Vous assimilez toutes ces idées sur vous-même. Et c’est seulement lorsque vous créez du temps et de l’espace pour vous-même que vous arrivez à vous débarrasser de ces messages intérieurs.

En tant qu’homme, il était important pour moi de me débarrasser de toutes sortes d’idées préconçues concernant être un homme. J’ai dû créer un espace en moi pour accueillir ma Femme intérieure, mon Enfant intérieur, et mon Ange intérieur.

Prendre du temps pour vous-même veut dire que tôt ou tard vous devenez conscient de ce qu’il se passe à l’intérieur de vous, vous découvrez qui vous êtes réellement dans votre noyau intérieur – votre Moi unique. Vous avez alors des ressentis différents, vous sentez qui vous êtes réellement.

Le véritable ancrage commence lorsque vous vous donnez du temps pour découvrir les parties de vous qui ne sont pas ancrées. Si vous ne faites pas cela, et si vous continuez à cheminer entièrement avec l’énergie de la société, alors vous rejetez cette partie de vous. Dans ce cas-là, vous faites partie du groupe 1.

2ère étape  : Exprimez-vous

Une autre étape importante pour moi, a été celle où j’ai décidé de dévoiler aux autres ma vie intérieure. J’ai décidé de montrer au monde mon “ excentricité ”, mes vraies couleurs. Et j’ai fait cela en créant un site internet et en postant toute sorte d’articles : “ La Vie et la Conscience ”.

Au cours des années, j’ai développé toutes sortes d’idées sur la Vie. En créant un site internet, j’ai montré au monde des parties de moi que j’avais toujours cachées – et j’ai touché le monde.

Que se passe-t-il si vous faites cela ?

Cette ancienne société (dans laquelle nous sommes) n’est ni ancrée ni équilibrée ; nous ne vivons pas en symbiose avec la Terre ; l’harmonie n’existe pas. Notre économie est basée sur un pillage de la planète. Nous extrayons à grande vitesse des ressources considérables de la Terre qui sont utilisées de façons discutables pour soutenir une production de masse. Et en agissant ainsi, nous détruisons notre environnement. Il est certain que nous ne pouvons pas continuer ainsi indéfiniment, en gardant ce mode de vie déséquilibré, qui est le résultat d’un mauvais ancrage de la société humaine dans son ensemble.

De nombreuses personnes à l’heure actuelle pensent qu’elles sont bien ancrées, mais ce n’est pas le cas. Les gens ont un faux sentiment d’ancrage, car ils sont puissamment connectés à un vaste système énergétique qui lui-même n’est pas ancré. Cela les amène à ne pas prendre la Terre en considération. Le résultat est l’exploitation et la destruction de la Terre.

A partir du moment où vous laissez des parties de vous jaillir de vos profondeurs et circuler vers la Terre, vous créez un circuit énergétique. Alors que vous donnez quelque chose à la Terre, un courant d’énergie vous revient. Ceci est un échange naturel très différent du mécanisme prédateur de la société moderne post-industrielle. C’est en créant un tel circuit avec la Terre que vous allez commencer à vous sentir automatiquement intégré en elle, et aussi responsable d’elle.

Et alors que de plus en plus de personnes créent un tel circuit, cela génère un équilibre plus important et plus grand entre donner et recevoir, entre l’Humanité et la Terre. L’Humanité de la nouvelle ère sera reliée à la Terre. Mais cela ne se réalisera que si les individus prennent la décision d’exprimer sur Terre, les parties les plus profondes et les plus belles de leurs êtres.

3ère étape  : Dites “ Oui ” à l’énergie qui arrive

Pour que ce cycle puisse totalement exister, et pour qu’il puisse être entièrement activé, il est important de dire “ Oui ” à l’énergie qui arrive. Cela peut paraître simple, mais ce n’est pas le cas, car il y a tout un tas d’anciennes peurs et de croyances qui bloquent ce processus. De plus, nous avons souvent créé une réalité qui complique la situation en raison de ces vieilles peurs et croyances qui nous entourent. A cause de la peur, nous nous attachons à ce qui semble nous mettre en sécurité, à ce qui est familier – l’ancien.

Notre travail, nos relations, notre cercle d’amis, notre famille, notre cadre de vie – tout cela peut ne pas nous rendre vraiment heureux, mais cela nous donne un sentiment de sécurité. Cela empêche le nouveau (ce que la Terre veut nous donner) de se présenter à nous. La peur nous entraîne à rester connectés à de vieux systèmes d’énergie qui ne sont pas ancrés, et à cause d’elle, nous nous attachons à un faux sentiment d’ancrage et de sécurité.  Dire   Oui  au nouveau, veut dire que nous devons libérer l’ancien. Il s’agit d’une étape où la confiance est nécessaire, et ce n’est pas facile à faire parce que notre monde humain est fondé sur la peur.

Imaginez que votre enfant, qui est maintenant adolescent, vienne vers vous et vous dise :  je ne veux plus aller à l’école, je n’y suis pas heureux et je n’y apprends rien . Imaginez comment vous accueilleriez cela. Avec un sentiment de panique peut-être : l’idée que désormais tout se passera mal pour cet enfant. Une vie à ne rien faire, à rester à la maison. Un tel enfant ne tourne vraiment pas rond – rien de bon ne peut venir de cela.

Nous souhaitons tous que cet enfant ait des diplômes et un travail bien rémunéré. Nous ne pouvons vraiment pas croire que pour lui, le chemin vers une vie de bonheur peut résider dans quelque chose de complètement différent. Dans une telle situation, ressentez la pression que vous mettez sur l’enfant, le message que vous lui donnez : “Si tu ne rentres pas dans le système, tout se passera mal”. Et ainsi, l’enfant se pose toutes sortes de questions sur ce que pourrait être son chemin vers le bonheur et l’épanouissement.

Cette posture, cette croyance dans le système en place, est en fait notre propre foi sacrée qui nous fait croire que dès que nous sortons du système en place, dès que nous ignorons ses exigences, les choses vont mal se passer.

Mais nous sommes cet enfant, nous ressentons notre but intérieur : un chemin vers le bonheur. Il y a cependant une voix en nous très autoritaire et puissante qui dit que cela n’est pas possible ; qu’il est immature et naïf que de croire en cela ; que s’engager à suivre notre voix intérieure et nos plus profonds désirs est en fait un échappatoire.

Nous avons grandi en croyant que le système énergétique de notre société nous offre des certitudes : les banques sont fiables ; nos retraites sont assurées ; un emploi à durée indéterminée nous offre la sécurité ; lorsque nous sommes malades le docteur nous soigne ; notre éducation nous promet un bon poste, etc. Cependant, à notre époque et de nos jours, nous découvrons que toutes ces choses ne sont pas, après tout, si sûres. La raison en est que notre société dans son ensemble manque d’un bon ancrage.

La bonne nouvelle est que nous pouvons changer cela, et que de nombreuses personnes le font déjà. La devise d’aujourd’hui est plus que jamais : “Si tu veux améliorer le monde, commence par toi-même”.

En premier lieu, travaillez à un bon ancrage et à un circuit énergétique sain à travers lesquels vous osez vous exprimer – et ouvrez-vous à recevoir ce que l’univers veut vous donner.

S’ouvrir – Comment faisons-nous cela ?

Dès que nous commençons à offrir au monde ce qui est en nous, des nouvelles choses arrivent dans notre vie. Il est très important d’avoir confiance en cela, d’avoir la foi et de dire   Oui   à cela. Un   Oui   profond et qui vient de notre cœur.

4ème et dernière étape : Acceptez l’Amour inconditionnel

En fait, s’ancrer est une chose très simple : acceptez l’Amour que la Terre Mère a pour vous. Renoncez à l’idée que la Terre est une chose morte et sans vie, et connectez-vous intérieurement à sa conscience – Ensuite, ressentez l’Amour qu’elle a pour vous. Sentez à quel point la Terre veut vous aider et comment elle vous soutient continuellement sur votre chemin.

Le miracle de la vie sur Terre est que plus vous osez montrer qui vous êtes réellement au monde, et plus vous serez aimé par la Terre-Mère.

Entendez l’appel de la Terre. Entendez-la appeler votre âme, votre vrai Moi.

Dites   Oui   à vous-même, et dites   Oui   à l’Amour de la Terre, qui est là pour vous.

C’est cela s’ancrer.

¹ Voir l’image mise en couverture de cette publication.


© Gerrit Gielen

Traduit de l’Anglais par Emmanuelle McLoughlin

Lien source de cette publication: jeshua.net

AVIS | Prenez avis que les textes publiés sur ce blog le sont à titre informatif. Bien que je sois vigilante quant à la crédibilité de leur source, votre discernement doit prévaloir en tout temps. Or, je vous invite à ne retenir que ce qui résonne en vous, que ce qui vous fait du bien et à laisser aller tout ce qui ne vous convient pas. AB.


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Image par monicore de Pixabay
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